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  • Témoignages

Témoignage : Sabrina, gérante du salon Alma

Par Aurélie Pauker

Le 19.02.2019

On vous présente Sabrina, gérante du salon Alma

 

Présente-toi et présente le concept Alma

Je m’appelle Sabrina, je suis la fondatrice du concept Alma. Alma c’est un univers beauté dédié aux femmes, qui vivent la perte partielle ou totale de leurs cheveux, à travers une innovation, donc des perruques en cheveux naturels, qui sont coupés et colorés en fonction de chaque femme, sur-mesure avec tout un accompagnement fort pour les aider à traverser cette épreuve en douceur et les aider à se renouer ou à se nouer avec leur beauté. Et de leur permettre de se sentir bien et belles pendant la maladie et après d’ailleurs.

 

Que faisais-tu avant Alma ?

J’ai fait pas mal de choses, mais déjà Alma c’est né d’une histoire personnelle. À l’âge de 13 ans, j’ai perdu mes cheveux, suite à une pelade, une maladie auto-immune. Cette maladie auto-immune fait perdre les cheveux, elle n’a pas trop d’autres incidences dans la vie. Mais j’ai perdu la totalité de mes cheveux à partir de ce moment-là. Donc ça fait 26 ans que je porte des perruques. En tant que cliente qui a acheté des perruques, je ne trouvais jamais mon bonheur. Je ne me sentais pas entendue dans ce que j’étais, je ne trouvais jamais un modèle adapté, c’était extrêmement cher et puis ça ne suivait pas la mode, la tendance et c’est quelque chose que j’aime beaucoup. Je pense que toute femme a envie de ne pas ressembler à tout le monde et d’être unique.

 

Je travaillais dans le secteur de la santé, mais dans un secteur totalement différent, le recrutement. Je faisais du lobbying auprès du ministère de la Santé et je représentais des fédérations de médecins. J’ai découvert le secteur de la santé comme ça. J’ai été journaliste aussi, j’ai fait plusieurs choses, de l’événementiel.

 

Je crois que j’étais à la recherche de sens. Beaucoup de femmes qui perdaient leurs cheveux dans mon entourage ou des amis d’amis, de la famille, venaient à moi, je dirais pour retrouver le moral, pour avoir aussi des contacts. Parce qu’en fait, quand on va acheter une perruque, on est perdu, parce qu’on ne connaît pas du tout cet accessoire de beauté, on ne sait pas où l’acheter, on ne sait pas combien ça coûte.

 

De fil en aiguille, je me suis rendue compte que je leur apportais quelque chose, j’espère de bien en tout cas, elles se sentaient mieux à mon contact et je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire, quelque chose à apporter et voilà ! J’ai quitté mon job, je suis partie faire un tour du monde. Je ne suis pas coiffeuse du tout de profession, j’avais l’expertise de la perruque et je sais reconnaître un beau cheveu, mais j’avais besoin de trouver évidemment l’essentiel, les cheveux et la manufacture qui pourrait me faire des perruques. J’ai fait ce voyage pendant quelques mois et j’ai lancé Alma en 2016.

 

Est-ce que cela a été dur de trouver des personnes pour travailler avec les mêmes valeurs que toi et les compétences professionnelles ?

J’ai un ami qui me dit souvent, on ne rencontre pas par hasard Sabrina, et j’ai envie de dire, mes collaboratrices ne sont pas venues ici par hasard. J’ai découvert l’univers de la coiffure à travers Alma, véritablement, parce qu’évidemment, il fallait un savoir-faire, parce que c’est coupé et coloré sur-mesure et qu’il me fallait des coloristes, des coiffeuses et des maquilleuses professionnelles. On offre des cours de make-up, pour vraiment donner toutes les clés aux femmes, au moment notamment de la perte des cils et des sourcils par exemple. En fait, les femmes qui ont répondu à ces offres d’emploi, cela a été des femmes qui ont soit été touchées par la maladie indirectement, c’est-à-dire un membre de leur famille qui a été touché, soit des gens qui ont été confrontés directement à la maladie, soit justement des coiffeurs qui été à la recherche de sens, comme moi.

 

Je dirais la philosophie d’Alma, ce que j’essaye de partager et ce que j’essaye de donner aux femmes qui viennent nous voir, naturellement, elles l’ont eue, parce qu’elles étaient venues pour ça. Donc c’était facile, de collaborer avec toutes ces femmes, parce qu’il n’y a que des femmes. Il n’y a que des femmes pour l’instant dans l’équipe. L’énergie est venue naturellement, et la bienveillance surtout ! L’écoute à toujours était là pour n’importe laquelle d’entre elles et je les remercie beaucoup.

 

Par contre, c’est difficile de trouver des coiffeurs, évidemment qui ont une expérience, qui n’ont pas peur de se lancer. Parce que l’approche coloration est différente sur une perruque, c’est un cheveu qui est sans sébum, qui est mort, il réagit totalement différemment d’un cheveu sur une personne. Ça demande aussi une remise en question, la capacité à apprendre quelque chose de nouveau. Donc c’est aussi des femmes courageuses, qui ont osé se lancer, à travers même si c’était leur métier dans le fond, dans quelque chose de complètement nouveau. Et elles ont réussi.

 

En tant que gérante de salon, quelles missions te plaisent le plus ? Et celles qui te déplaisent ?

Ah, la comptabilité, je n’aime pas ! Mais ça… Heureusement que ma comptable est là. Je dirais que quand on devient entrepreneur et qu’on fait ce choix pour les bonnes raisons, surtout pas des raisons financières, quand on fait un choix, je dirais qui est passionné, c’est un choix d’amour presque. Tout est bien sur le principe. Tu apprends beaucoup, c’est super ! De transmettre du savoir, d’en partager. Mes salariés à travers la coiffure, elles m’ont appris énormément. Je peux parler de colorimétrie, aujourd’hui, presque comme une coiffeuse, même si c’est pas encore ça !

 

Je pense que sur le principe, tout m’intéresse. Après, évidemment, il y a des choses moins sympas. La compta en fait partie, faire le ménage dans le salon, ce n’est pas mon truc. Ça peut être des trucs comme ça, j’avais jamais travaillé dans un contexte de commerce, enfin étudiante oui, mais de recevoir du public, c’est assez sympa, parce qu’on est chez nous, on reçoit les gens, ici tout le monde se sert un café, tout le monde se tutoie, s’appelle par son prénom. On a gardé évidemment un côté hyper professionnel. Mais c’est aussi très convivial, tu passes un bon moment. Quoi que tu fasses même si ce n’est pas forcément cool sur le principe, ça va !

 

Quelles prestations tu proposes ? Quelle est ta gamme de prix ?

Alors, en ce qui concerne les perruques, qui est un peu forcément le centre de l’activité au départ, on propose des perruques qui sont entre 490€ et 1 290€. Ça a l’air très cher, pour des gens qui ne connaîtraient pas le monde de la perruque, mais ça reste vraiment beaucoup moins cher que ce qui existe sur le marché. On est à peu près au tarif d’une fibre synthétique.

 

Ensuite en ce qui concerne les prestations, c’est un univers beauté dédié. Il y a un large panel. L’idée, c’est d’accompagner la femme, un petit peu sur tout. Il y a du conseil en image à travers des ateliers ou des rendez-vous individuels.

On propose des relookings, aux alentours de 149€. Des relookings, tout ce qui est visagisme, tout ce qui est lié à la coupe et la coloration… Avec une vraie analyse, un vrai diagnostique, qui prend en compte la personnalité de la femme et qui prend en compte sa colorimétrie.

On propose toute une gamme salon de coiffure, qui est plutôt très accessible, les brushings sont à peu près à 29€, et ça peut aller à peu près jusqu’à 139€/149€ sur des colorations sur cheveux longs, des mèches, des ombrés hair.

Il y a les cours de maquillage et on propose tout un tas de produits à la vente, avec des cosmétiques bios. On y tient ! Les femmes qui vivent un cancer et qui viennent vers nous, c’est devenu vraiment un nouveau langage pour elle, une nouvelle façon d’acheter en toute conscience des bons produits qui ne sont pas traités sur les animaux, par exemple.

 

J’ai tenu à ce que sur le principe, ce soit accessible à n’importe quelle femme, quels que soient ces revenus, et que ça reste toujours des tarifs qui sont mesurés.

 

Comment gères-tu ta communication ?

Alors c’est la grande question ça ! C’est évidemment l’un des enjeux majeurs.

 

On est présent sur les réseaux sociaux, donc Instagram, Facebook en priorité, mais aussi sur Youtube et sur Pinterest.

C’est évidemment très important de montrer notre travail. De montrer aussi, pour les perruques à quel point c’est naturel.

Là aujourd’hui, je porte une perruque, je pense que si je ne l’avais pas dit, on l’aurait pas forcément remarqué, j’espère parce que là sinon… Ce n’est pas gagné. Mais nous, on essaye de rassurer une femme, je dirais, à travers les réseaux sociaux, en montrant pleins d’images de femme, que nos clients sont nos égéries, c’est elles qui posent partout, et sans travailler l’image, l’image du cheveu en tout cas.

Donc c’est très important pour nous, qu’à travers ça, on communique. On a aussi un site Internet bien sûr, où l’on explique un petit peu tout ce que l’on fait aussi.

 

Après, on essaye de développer une communication qui va être beaucoup plus importante. On n’a pas par exemple encore acheté de mots-clés, c’est en cours. On n’a jamais fait de campagnes sponsorisées. Mais clairement, on est sur une démarche bien sûr digitale. Et à côté de ça, étant donné qu’on est agréé par la sécurité sociale, on sensibilise les professionnels de santé, les hôpitaux, qui font des ordonnances pour des prothèses capillaires, puisque c’est le nom qui est donné aux perruques dans le domaine médical. On les sensibilise à notre démarche et ce qu’on propose aux femmes qui vivent la perte des cheveux. J’ai oublié de le dire, mais ça s’adresse qu’aux femmes.

 

Pour ou contre la réservation en ligne ?

Alors, je suis totalement pour sur le principe. Évidemment, c’est l’une des raisons pour laquelle j’ai choisi Wavy. Mais je dirais que pour nous, c’est un cas particulier. Effectivement, on n’est pas vraiment un salon de coiffure, on est un showroom privé, qui propose des perruques avec tout un tas de prestations beauté autour. Et les femmes ont des questions. C’est très important qu’on soit dans le dialogue et dans la réponse, de répondre aux questionnements premiers des femmes avant même qu’elles ne viennent. Par exemple, il y a de la réservation en ligne, mais je dirais que ça s’adresse à nos clientes, qui sont déjà chez nous, qui nous connaissent et qui elles vont plus prendre un rendez-vous sur internet par facilité, par gain de temps. Mais on a eu des femmes qui sont venues presque à l’aveugle, pour acheter une perruque, en reprenant rendez-vous en ligne, donc pour.

 

Pourquoi Wavy ?

Pourquoi Wavy ? Pour pleins de choses. D’abord, parce que c’est une start up et que nous aussi, on est une startup. Je pense qu’une startup, c’est capable de s’adapter. J’ai compris que chez Wavy, il y avait beaucoup d’énergie, un dynamisme, une volonté de comprendre les clients, et de s’ajuster au fur à mesure aux demandes et aux retours des clients. Donc, ça, c’est appréciable et c’est essentiel, parce qu’un jour, c’est noir, un jour, c’est blanc, donc il faut s’adapter.

 

Ensuite une raison essentielle pour nous, c’est la possibilité dans le fichier clients de mettre des photos. C’est clairement central, puisqu’on a la volonté de préserver l’identité de chaque femme qui vient nous voir.

Donc on a un avant/après qui est extrêmement important, pour voir si on a bien respecté tout. C’est quelque chose de très important pour tous les coiffeurs même aujourd’hui, pour bien connaître sa cliente…

 

Après, je dirais pour la facilité d’usage. Sincèrement les logiciels de caisse, moi, j’en ai jamais utilisé à part quand j’étais étudiante et que j’avais un petit job. Je voulais quelque chose d’hyper simple, qui pouvait être utilisé sur tablette, puisque nous dans chaque business unit, je dirais dans l’atelier de coloration, dans le salon de coiffure et dans le premier rendez-vous, ce qu’on appelle nous la pièce “cocoon” pour l’instant, chacun a un iPad et on communique et on partage toutes les données.

 

Je trouve que c’est très intéressant et important de pouvoir le faire sur tablette.

 

Une anecdote ?

Je vais peut-être vous parler à ce moment-là, des anecdotes, enfin de ce qui se répète souvent, et qui est le moment de satisfaction, parce qu’en fait, quand on produit un travail, quand on essaie d’apporter une prestation de services à des personnes et en plus nous, on s’adresse à un public qui est en souffrance, le moment le plus appréciable, quand on est avec ces femmes… Ça se passe en deux rendez-vous, elles mettent leur perruque qui a été colorée, on leur fait leur coupe de cheveux, on leur fait leur cours de maquillage et là, on leur propose de se découvrir à travers un miroir. et elles me disent “Oh, je me sens belle ! Oh, je me retrouve ! Ah, c’est vraiment moi !” et c’est vraiment quelque chose qui regroupe toutes les femmes qui viennent nous voir.

C’est un moment de plaisir, on se rend compte qu’elles viennent de raser leurs cheveux pour la plupart, elles viennent de les perdre et elles se sentent belles, elles se sentent bien, elles se sentent elles.

 

Pour moi, on a fait quelque chose de pas mal et je suis contente.

Ecrit par

Aurélie Pauker

Toujours attirée par le monde de la coiffure et de la beauté, je réponds aujourd'hui aux problématiques que vous pouvez avoir.